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samedi 15 décembre 2007

Départ imminent pour la transat !

Et voilà, notre séjour au Cap Vert se termine.
Ce que nous en retiendrons : une jolie destination, certes, avec une grande diversité de paysages, mais sûrement plus intéressante à découvrir en randonnée plutôt qu’en bateau. En effet, la navigation n’y est pas facile, avec des accélérations violentes du vent à certains endroits et peu de mouillages bien abrités.
Nous aurions aimé découvrir davantage de petits villages, dont les habitants sont tellement plus simples, gentils et accueillants. Les grandes villes, avec leurs mouillages sûrs, ont malheureusement souvent été nos lieux d’escale.
Une autre petite déception : la musique capverdienne, qu’on devait soi-disant trouver à tous les coins de rues… Rien du tout ! À part à Mindelo dans quelques lieux très touristiques et pas du tout authentiques !
Nous garderons néanmoins de bons souvenirs du Cap Vert, surtout les quatre jours passés à Santo Antao, île magnifique, ainsi que le joli mouillage de Boa Vista.

Hier nous avons récupéré Olivier et Pascal à Sal et nous avons navigué toute la nuit pour rejoindre Mindelo, où nous allons faire le plein d’eau et un dernier ravitaillement. Nous comptons partir demain dimanche, dans la journée (sauf imprévu de dernière minute !)
Il y a 2 000 milles à parcourir jusqu’à La Barbade. Nous espérons mettre moins de 15 jours, avec de bonnes conditions de vent c’est tout à fait envisageable. Mais c’est la météo qui décidera ! Noël se fera donc cette année au milieu de l’Atlantique, mais nous aimerions bien arriver de l’autre côté avant le 31 décembre pour fêter la nouvelle année avec quelques équipages qu’on doit retrouver là-bas !

On vous souhaite à tous de très bonnes fêtes de fin d’année.

A bientôt…de l’autre côté !

jeudi 13 décembre 2007

De Santiago à Boavista

Les nouvelles de ces huit derniers jours :

Du mercredi 5/12 au samedi 8/12
Nous avons passé quatre jours dans la baie de Praia, un endroit qui ne restera pas gravé dans nos mémoires, si ce n’est que le mouillage, très convivial, fut l’occasion de nouvelles rencontres : les Nantais Philippe, Bénédicte et leurs enfants Léon et Ulysse sur VERONIKA, les Suisses Ben et Fred sur DIRA, les Bretons Jean-Claude et Mireille sur EÄRENDIL, avec qui nous avons passé de bons moments et de bonnes soirées.
La ville de Praia : bof… une grande ville, que l’on n’a pas appréciée plus que ça. Les étalages de fruits, légumes, et guenilles de toutes sortes étaient cependant spectaculaires. Mais les relations avec les gens sont spéciales. Dès que l’on se fait aborder, cela se passe toujours de la même manière : la conversation commence de façon très amicale et sympathique, l’échange est souvent même intéressant, mais se termine malheureusement systématiquement par une demande d’argent ou d’achat de quelque chose. À la longue c’est pénible, et il faut être attentif car on a vite fait de se faire avoir (les Sénégalais, nombreux au Cap Vert, sont très forts à ce petit jeu !). On en est donc arrivé à ignorer et repousser ce genre de contact, c’est dommage. On a souvent trouvé ce problème dans les grandes villes du Cap Vert (Santa Maria, Mindelo, Praia), alors que les habitants des petites villes et villages sont si accueillants et sympathiques, sans rien attendre en retour. Mais en bateau, il est malheureusement difficile d’éviter les grandes villes, car c’est justement là que se trouvent les seuls mouillages sûrs du Cap Vert !
Du coup, à Praia, nous sommes pas mal restés au mouillage en compagnie des autres bateaux (même pas de baignade, les égouts s’évacuaient non loin de là avec une odeur tenace…). Pas trop envie de bouger pour visiter Santiago, et un peu refroidis par les agressions fréquentes qui ont lieu dans l’île (Jean-Claude et Mireille en ont d’ailleurs fait les frais). On a donc profité de cette escale pour remettre nos estomacs en forme (c’est chose faite !), et pour apprendre à utiliser le sextant. St Gourson nous en a prêté un superbe avant que nous partions, et nous avait expliqué les bases de son fonctionnement, mais on n’avait pas encore mis en application.
La matinée du samedi fut donc consacrée à jongler avec les sinus, cosinus, hauteurs de soleil, degrés, minutes, secondes, un charabia et des formules pas possibles… avec Fred (le Suisse) dans le rôle du prof. Bref, après plus de deux heures, les calculs ont confirmé qu’on se trouvait bien aux alentours de Praia (à 3 milles près). Quel soulagement !
Franchement, pourquoi faire simple et rapide avec le GPS, alors qu’on peut faire tellement plus long et compliqué avec le sextant ?!!!
Non, plus sérieusement, c’est bien de savoir utiliser cet instrument de dingue, ça peut toujours servir. Mais j’attends de voir ce que ça va donner quand il faudra l’utiliser en pleine mer !

Dimanche 9 décembre
Nous quittons la baie de Praia vers 13h, direction Boavista (au 20°). Contents de partir !
Dès le départ, en longeant la côte, le vent est beaucoup plus nord que prévu (au 40°). Aïe, ça promet une nav encore longue et fatigante, avec de nombreux bords à tirer si le vent reste ainsi. On hésite… demi-tour ou pas ?... Heureusement, en s’écartant de la côte, (et grâce à une remarquable observation des nuages par Steph !) le vent est plus à l’est, et nous permet d’envisager une remontée vers Boavista quasiment en un seul bord. Ouf !
La nuit tombe, et finalement ce sera une nav agréable, avec un vent mollissant, une mer peu agitée et de nombreux dauphins.

De lundi 10/12 à mercredi 12/12
Lundi, nous arrivons vers 9h au mouillage de Sal Rei, bien protégé et situé à l’ouest de l’île de Boavista. La grande baie est bordée d’une belle plage de sable blanc. Et quel bonheur de retrouver une belle eau bleue et claire, qui ne sent pas les égouts ! Ici, on respire à nouveau !

(Le mouillage et la baie de Sal Rei)

Peu de temps après avoir jeté l’ancre, j’aperçois en surface une grosse tortue ; les plages de Boavista sont un lieu de reproduction pour ces animaux.
Une heure plus tard, EÄRENDIL, partis comme nous la veille, arrive à son tour au mouillage.

Boavista est l’une des îles les moins développées et les moins peuplées de l’archipel. Avec ses dunes de sables géantes et ses nombreux palmiers dattiers, elle a été décrite avec justesse comme « un petit morceau de Sahara à la dérive sur l’Océan Atlantique ». Cependant ses belles plages de sable blanc ainsi que ses spots de planche et de plongée (nombreuses épaves) attirent un nombre croissant de touristes, et de nombreuses constructions de résidences de vacances sont en cours…

La petite ville de Sal Rei est calme et paisible, aucun désagrément tel que ceux rencontrés à Praia.

Le mardi, nous prenons un aluguer jusqu’au village de Rabil, pour aller visiter un peu l’intérieur de l’île (ou du moins une partie).

(Oasis)


Nous traversons à pieds un autre petit village, et marchons jusqu’au désert de Viana. Paysages étonnants, et encore différents de ceux des autres îles ! Mais il fait une chaleur à crever !

(Le désert de Viana)


Le soir, apéro sympathique à bord de THORSSON avec Jean-Claude et Mireille, et Daniel et Françoise du catamaran PENELOPE, rencontré sur le mouillage.
Mercredi, nous passons la journée sur le bateau. Au village de Sal Rei, nous avons trouvé du fromage et quelque chose qui ressemble à du jambon, ce qui permet de préparer une bonne grosse pizza pour le déjeuner !

Puis nous profitons de l’eau claire pour aller faire un petit nettoyage à l’éponge de la coque, histoire que notre Thorsson soit le plus propre possible pour traverser l’Atlantique dans quelques jours !

Jeudi 13 décembre
Ce matin nous sommes partis de Boavista avec un vent de nord-est (15 nds) et nous sommes arrivés à l’île de Sal à 16h. La boucle est bouclée, retour à la case départ !
Demain nous récupérons nos deux équipiers qui arrivent à l’aéroport (Olivier le co-propriétaire du bateau, et Pascal). Ensuite, dernier ravitaillement en eau et produits frais, et direction les Antilles !

Je tâcherai de faire une dernière petite mise à jour du blog avant cette grande traversée qui nous attend !

jeudi 6 décembre 2007

De Sao Vicente à Santiago

Lundi 3 décembre, nous avons quitté la baie de Mindelo et l’équipage de BelleGaff, que nous comptons retrouver fin décembre/début janvier de « l’autre côté » à La Barbade.

Le vent d’est, annoncé forcissant dans les jours à venir, nous a fait revoir notre programme.
Le mouillage à Sao Nicolau n’était en effet pas envisageable avec du vent fort, compte tenu des violentes accélérations locales. D’un autre côté, rester « bloqué » à Mindelo une semaine de plus ne nous enchantait guère, et cela obligeait alors nos deux équipiers pour la transat à prendre un avion de Sal jusqu’à Mindelo pour nous rejoindre (car avec du vent d’est fort, hors de question pour nous de tirer des bords de près pendant 120 milles pour aller les récupérer à l’aéroport de Sal !)
Après plusieurs heures de réflexion, nous avons donc opté pour la troisième solution : un long bord de près, de Mindelo jusqu’à l’île de Santiago au sud de l’archipel.
Une navigation difficile, physique et éprouvante, d’autant plus que depuis quelques jours nos estomacs ne sont pas en grande forme (à cause de l’eau ou de la bouffe locale… !)
Au près dans 20 à 25 nœuds de vent et une mer agitée, impossible de faire chauffer à manger à bord. Au menu pendant cette traversée : pain, biscuits secs, yaourt et coca !
Mardi 4 décembre à 21h, après 27h de navigation au près serré, nous sommes arrivés dans la baie de Praia (au sud de l’île de Santiago). Le mouillage est bien protégé, quoiqu’un peu rouleur.
Depuis, c’est repos pour récupérer et tenter de soigner nos estomacs !

Ici, c'est encore plus l'Afrique : plus chaud, plus peuplé,...

On espère maintenant que la météo va se confirmer, à savoir du vent se maintenant à l’est et mollissant vers le 9, ce qui nous permettrait alors de remonter sur Boa Vista puis Sal afin de récupérer nos équipiers le 14.

Pas facile la navigation au Cap Vert !

samedi 1 décembre 2007

Santo Antao

Du mardi 27 au vendredi 30 novembre, nous avons laissé le bateau dans le port de Mindelo, pour aller visiter une partie de l’île de Santo Antao.
Située au nord-ouest de l’archipel, Santo Antao est la seconde île du Cap Vert à la fois par la taille et par l’altitude de son point culminant (1 979 m). Grâce à des précipitations plus abondantes qu’ailleurs, Santo Antao a la plus importante production agricole.
Le contraste est saisissant entre la côte sud de l’île, aride et peu élevée, et la côte nord avec ses profondes vallées luxuriantes et agricoles.
Autant Sal et Sao Vicente n’ont vraiment rien d’extraordinaire, autant Santo Antao, île de l’eau, des terrasses cultivées et du « grogue » (le rhum local), est vraiment spectaculaire !

Mardi 27 novembre

7h, les équipages de BelleGaff et Thorsson sont prêts (Romain, Cath, Vic leur équipière pour la transat, et nous) pour aller prendre le « ferry », direction Santo Antao. On a eu envie de voyager avec les locaux, aussi avons-nous choisi le vieux bateau capverdien tout rouillé plutôt que le joli ferry tout neuf pour européens…


La traversée, qui a duré une bonne heure dans 25/30 nœuds et une mer bien formée, fut animée. On retiendra que le Capverdien n’a pas le pied marin, et qu’il oublie parfois de se mettre sous le vent pour vomir, d’où quelques embruns…
Arrivés à Porto Novo, il nous faut chercher un aluguer (taxi collectif local), avec qui il faut toujours négocier le prix ! Et c’est parti direction le nord-est de l’île, par la route de la corde. Entièrement pavée, cette route de 40 km relie Porto Novo (au sud) à Ribeira Grande (au nord). C’est la « route aux 100 virages », sa construction a duré 13 ans !
A une vingtaine de kilomètres, nous descendons de l’aluguer pour commencer notre randonnée au niveau de Cova de Paúl, cratère circulaire parfait dont le fond est recouvert de champs cultivés.

Puis nous attaquons la descente dans la vallée de Paúl, par un petit sentier muletier qui descend une paroi verticale. Vertigineux !


Nous arrivons quelques heures plus tard dans le petit village de Chã de Manuel dos Santos, où nous trouvons une pension pour la nuit, chez Sandro.
L’après-midi se termine par une visite de cet endroit extraordinaire, avec ses petites maisons en pierre, ses murets et ses cultures en terrasses. Les chemins grimpent dur, et on est tous bluffés de voir les vieilles femmes capverdiennes grimper à un rythme soutenu, portant de lourdes charges sur la tête ! Quant aux enfants, ils marchent parfois plus d’une heure pour rejoindre l’école du village le plus proche.



Le soir, nous prenons notre repas chez Honorine, qui nous sert de la bonne soupe et du porc accompagné de pommes de terre, fruits à pain et manioc.


La soirée se termine chez Sandro avec dégustation de punches de toutes sortes (mais on n’a pas goûté à celui avec le cobra dans la bouteille), et guitare capverdienne.

Mercredi 28 novembre
Programme de la journée : descente dans la vallée jusqu’à Paúl. Entre cinq et six heures de marche. Dans la vallée de Paúl, l’eau venue de sources d’altitude coule en abondance et est dirigée dans des levadas qui courent le long des pentes, vers des parcelles cultivées. On produit ici le meilleur grogue du Cap Vert, mais qui fait malheureusement beaucoup de ravages en matière d’alcoolisme chez la population locale. De nombreux murets de pierres délimitent les parcelles en terrasse, où sont cultivées maïs, manioc, canne à sucre, goyaves, bananes, et autres légumes. Maïs et haricot constituent la base alimentaire du plat national, la cachupa.




On trouve aussi de nombreuses chèvres, des vaches, des poules un peu partout et des porcs dans de petits enclos en pierres. Steph et Romain ont fait beaucoup de progrès pour dialoguer avec tous ces animaux, en particulier leurs amis cochons, dont ils se sont parfois sentis tellement proches…


Le soir, remontée en aluguer jusqu’à notre pension.

Jeudi 29 novembre
Nous rejoignons en aluguer le petit village de Cruzinha, toujours sur la côte nord. La route empruntée fut là encore extraordinaire, on se demande même comment on peut avoir l’idée de faire passer une route dans un tel relief !



Puis randonnée jusqu’à Ponta do Sol, un peu plus à l’est, par un chemin pavé à flanc de falaise et surplombant la mer. Six heures de marche, des paysages moins luxuriants que la veille mais tout aussi spectaculaires.





Nous trouvons une pension à Ponta do Sol pour passer la nuit.

Vendredi 30 novembre
Dernier jour à Santo Antao. Nous attrapons un aluguer pour retourner prendre le bateau à Porto Novo.
Le retour par la fameuse route de la corde restera sans doute un souvenir inoubliable, même si notre chauffeur avait tendance à attaquer un peu trop dans les virages ! La route surplombe par endroit des précipices vertigineux, et offre une vue spectaculaire sur les profondes vallées du nord-est. Impressionnant !
Et c’est l’heure du retour vers Sao Vicente avec le ferry, le tout neuf cette fois-ci !

Au port de Mindelo nous retrouvons nos bateaux (qui n’ont pas bougé !) et la soirée se termine sur Thorsson autour d’une pasta party

Le programme pour la suite : point d’interrogation pour l’instant. Nous voulions aller au mouillage à l’île de Sao Nicolau, puis aller ensuite sur l’île de Boa Vista. Mais la météo prévoit du vent fort dans quelques jours. Nous allons donc peut-être revoir notre programme…

PS : prochainement, plus de photos et des films de Santo Antao sur www.levoyagedebellegaff.fr !

samedi 24 novembre 2007

De Sal à Sao Vicente

Mercredi 21 et jeudi 22 novembre
Nous passons ces deux journées au mouillage devant la plage de Santa Maria, au sud de l’île de Sal.

Santa Maria est l’endroit touristique par excellence du Cap Vert, les hôtels et les résidences de vacances y poussent comme des champignons (encore une côte qui va y passer…)
Cependant la magnifique plage de sable blanc et l’eau turquoise à 25°C méritaient le détour, d’autant plus que le vent étant de la partie nous en profitons pour sortir les planches. Et malgré un vent très irrégulier, quel plaisir de naviguer dans cette piscine !

La nuit est en revanche beaucoup mois agréable, le mouillage étant très rouleur à cause de la houle. C’est pourquoi le jeudi, après une deuxième journée de planche, nous levons l’ancre vers 17h direction l’île de Sao Vicente, pour rejoindre la grande baie de Mindelo (à 120 milles à l’ouest).
Le vent de nord-est étant assez soutenu en partant, nous mettons la trinquette et 3 ris dans la GV, afin d’être tranquille pour la nuit.

Vendredi 23 novembre
Le vent s’est maintenu toute la nuit entre 15 et 20/25 nœuds, et semble vouloir mollir au petit matin.Après avoir passé l’île de Sao Nicolau, les îlots Raso et Branco, et l’île de Santa Luzia, nous apercevons Sao Vicente, et quelques milles derrière Santo Antao. Il est 10h.

(approche par la pointe nord de Sao Vicente)

Le passage relativement étroit entre Sao Vicente et Santo Antao (moins de 8 milles) est réputé pour favoriser une forte accélération du vent (effet venturi). Nous approchons du fameux passage, mais le vent ne semble pas vouloir monter. On hésite même à remplacer la trinquette par le génois… Chose que finalement nous ne ferons pas, et heureusement : en quelques minutes, le vent passe de 15 à 25 nœuds, puis 30, puis atteint les 35 nœuds devant la baie de Mindelo. Ça décoiffe !
Arrivés dans la baie, la mer s’aplatit un peu, mais le vent ne faiblit pas, bien au contraire ! Steph prépare l’ancre, on affale les voiles, je mets le moteur en marche et essaie tant bien que mal d’étaler le vent. Il n’est pas facile de manoeuvrer tant les rafales sont violentes. La manœuvre pour jeter l’ancre s’annonce difficile, et parmi les quelques bateaux déjà au mouillage nous apercevons BelleGaff en train de relever la sienne pour déguerpir ! Nous optons finalement pour un accostage aux pontons nouvellement installés au fond de la baie, rejoints quelques minutes plus tard par… BelleGaff !
Le vent continue à se renforcer, et frôle les 50 nœuds dans les plus fortes rafales. L’eau vole à la surface, c’est impressionnant. Il était temps qu’on s’amarre !
On nous avait effectivement parlé de ces phénomènes locaux d’accélération du vent au Cap Vert. Et bien aujourd’hui on en a eu une jolie preuve !


Le soir, retrouvailles avec l’équipage de BelleGaff, avec qui nous partons à la découverte des soirées musicales capverdiennes …

Samedi 24 novembre
Le ravitaillement au Cap Vert reste quant à lui toujours limité, que ce soit en eau, fruits, légumes et viande fraîche. L’eau provient essentiellement des usines de dessalinisation et il faut aller la chercher à un robinet (quand on en trouve un !) avec des bidons.
La plupart des produits sont importés et donc chers. Les fruits et légumes qui arrivent souvent par bateau ont perdu leur première fraîcheur (parfois ils ont été congelés). Mais ici à Mindelo il semble y avoir un peu plus de choix, et nous pouvons enfin remanger des fruits et des légumes frais.

Aujourd’hui nous avons aussi acheté du thon au marché aux poissons (à 200 escudos le kilo, soit 2€, ça ne vaut pas le coup de s’embêter à le pêcher !).




(Thon cru pour le repas de midi !)

Et puis comme on a réussi à refaire le plein d’eau, le début d’après-midi a été consacré à la lessive !

Même sur Thorsson on peut faire des lavages à 60°C !


Voilà pour les dernières nouvelles !