Mercredi 31 octobreNous quittons Santa Cruz de Tenerife (avec un pilote qui marche, un frigo qui marche, un panneau solaire qui marche,… tout qui marche !) et nous rejoignons le petit mouillage tranquille au pied de la Montaña Roja, à 30 milles au sud (toujours à Tenerife).

(La Montana Roja)

(coucher de soleil... pour Biquet86)
Après avoir jeté l’ancre, nous attaquons un petit apéro avec tapas, mais qui est soudainement interrompu par une sirène : visite surprise de la « Guardia Civile », qui nous accoste et fait grimper deux gars à bord du Thorsson, pour une « vérification » (papiers du bateau, passeports des personnes à bord,…) Ils ont été très sympas, Steph leur a même proposé de prendre l’apéro avec nous… Celui qui parle bien anglais nous apprend que des embarcations de clandestins venant des côtes africaines accostent régulièrement dans le coin. Peut-être voulaient-ils vérifier qu’on n’en cachait pas un à bord ?!...
Jeudi 1er et Vendredi 2 novembreNous passons ces deux journées au mouillage avec au programme baignades, planche, et ascension de la Montaña Roja, dont l’altitude est bien moins élevée que le Teide, mais qui offre un joli point de vue.

(Nord-est de la Montana Roja)

(Le mouillage à l'ouest de la montana roja)
Ces deux jours furent aussi pour moi l’occasion de tester de nouvelles figures de style :
- La première : une belle glissade incontrôlée sur la jupe arrière du bateau, suivie d’une magnifique gamelle à l’eau (en voulant passer le matos de planche à Steph qui se trouvait dans l’annexe). D’après les dires de Steph, ce fut une figure très aérienne et spectaculaire. Moi j’ai bien senti le rebord du bateau, et depuis Steph m’appelle « Fesse bleue » (Inutile de me le demander : il n’y aura pas de photo)…
- La deuxième figure : une arrivée en annexe à la plage, où j’ai mal estimé la taille de la vague de shore-break qui arrivait derrière moi… L’annexe s’est cambrée, est partie sur la tranche à la verticale, s’est remplie, moi toujours dedans, à la limite du frontloop. Et j’ai finalement atterri sur le sable, l’annexe remplie à ras bord, la serviette de plage et moi baignant au fond.
Je pense que les gens sur la plage ont beaucoup apprécié cette figure de style, tout en regrettant que le looping n’ait pas été complet…
Samedi 3 novembre
On quitte définitivement Tenerife, direction l’île de La Gomera, 25 milles à l’ouest.
Vent faible, puis nul. On fait pas mal de moteur. Pendant la traversée on aperçoit de nombreux groupes d’orques, et au loin le souffle puissant d’une baleine, suivi de sa gigantesque queue. Impressionnant ! Un petit vent de sud-ouest se lève sur la fin du trajet et nous arrivons en fin d’après-midi dans le port de San Sebastián de La Gomera, à l’ouest de l’île. Il y pas mal de bateaux français ici, certains en attente du départ pour le Cap Vert. Cath et Romain de Bellegaff sont partis quelques heures plus tôt et nous les ratons de peu.
Dimanche 4 novembre
Premier aperçu de la petite ville de San Sebastián, qui respire le calme et la tranquillité, et qui est épargnée par le tourisme de masse (tout comme le reste de l’île a priori).
Des petites rues, une jolie place, des petits cafés (avec tapas !), des petits vieux qui jouent aux cartes, beaucoup de verdure (palmiers, cactus, arbustes, fleurs…). On se sent vraiment bien ici !
Nos nouveaux voisins sont une famille avec 5 enfants (dont la petite dernière a 9 mois), et toute cette petite troupe met de l’ambiance sur le ponton ! (Pour ceux qui ont vu le reportage sur Thalassa il y a quelques mois, ils nous font vraiment penser à cette famille !)
Et ce soir nous avons fait connaissance avec le sympathique équipage de Spicy (First 345), de Brest (Thierry, Hélène, et leurs deux enfants Alice et Arnaud).
Plus de détails et de photos de La Gomera dans les prochains jours, demain nous louons une voiture !

(San Sebastian de La Gomera)

(Un peu de verdure... et clonage de chats gomériens)