lundi 12 novembre 2007

El Hierro

Au revoir La Gomera !


Après un après-midi passé au mouillage sur la côte sud de La Gomera, nous avons navigué toute la nuit du dimanche au lundi pour rejoindre l' île de Hierro, la plus petite (27 km sur 24), la plus occidentale, la plus sauvage des îles principales des Canaries.
Ce sera notre dernière escale en terre canarienne, en terre européenne...
(Pour la petite histoire, la pointe ouest de Hierro a été considérée pendant de nombreux siècles comme la limite du monde connu. Puis l'arrivée d'un certain Mr Colomb a fait changer les choses...)

Nous sommes donc arrivés dans le petit port de La Restinga (pointe sud de l'île) ce matin à 7h30.



La rue principale et tout en bas le petit port


Nous avons profité de la journée pour découvrir (en partie) cette petite île tellement paisible, en alternant le minibus local (1 € !) et la marche à pieds.

Hierro, c'est un peu un mélange de tous les paysages rencontrés dans les autres îles des Canaries : de nombreux cônes volcaniques et des coulées de lave, des forêts denses, des jardins fleuris, des arbres fruitiers (Steph s'est gavé de figues toutes la matinée), des falaises, une population très accueillante, et aussi quelques nouveautés non encore vues dans l'archipel : de l'herbe, des vaches et des jolies petites maisons en pierres.
Mais surtout, quelle quiétude dans cette petite île ! Le temps semble s'y être arrêté...





(Encore des biquettes, j'ai pas pu résister !)



El Golfo, la grande baie de 15 km située au nord-ouest de l'île, est en fait un ancien cratère submergé :


Le bord du cratère, une paroi verticale de 1 000 m :

Et enfin, pour vous prouver que désormais nos petits ennuis matériels sont bel et bien terminés :


LE CHAT BLANC ! On l'a trouvé à Hierro ! (photo réalisée sans trucage)


Nous avons passé un peu plus d'un mois aux Canaries, et nous en garderons des souvenirs plein la tête. Mentions spéciales à Graciosa pour son mouillage tellement convivial, La Gomera et Hierro pour leur charme et leur quiétude.

Dès demain, nous allons partir vers de nouveaux horizons, pour d'autres découvertes et d'autres rencontres : direction les îles du Cap Vert, à un peu plus de 700 milles... y' a de la route !
Combien de temps ? 5, 6, 7 jours, peut-être plus, peut-être moins... ça dépendra du vent !
A bientôt donc, le blog va être en stand-by pour quelques temps... ça va vous permettre de vous reposer un peu !
Au-revoir l'Europe!!!
Adios Islas Canarias!

vendredi 9 novembre 2007

Forêt gomerienne

Jeudi, nous avons rejoint en bus le parc national de Garajonay (encore lui) et fait une magnifique randonnée à travers la forêt. La fraîcheur humide qui y régnait fut bien appréciable et nous a permis de fuir un peu le soleil, qui continue de taper fort ces jours-ci.



Persuadés d’avoir raté le bus du retour (on apprendra ensuite qu’il était simplement en retard), nous sommes rentrés avec des Hollandais qui nous ont pris en stop. Ce fut une rencontre très sympa qui s’est terminée autour d’un verre sur le bateau.
Puis Steph, ayant bien envie de remanger de la seiche grillée, est retourné en expédition sous-marine avec Jean-Philippe de Apache (nos voisins de ponton, avec les cinq enfants). Mais pas de seiche cette fois-ci. Et Pourtant, pas l’ombre d’un poisson-chat NOIR !
Merci aux déménageurs et à St Gourson d’avoir démasqué celui qui nous portait la poisse depuis le départ… Si vous en avez le temps, vous pouvez peut-être proposer vos services à un certain nombre de bateaux que nous avons rencontrés, et qui ont dix fois plus de problèmes que nous (et sur des bateaux neufs, en plus de ça). Certains d’entre eux doivent avoir en fond de cale des cargaisons de chats noirs (ou de chèvres, on ne sait plus à force !)

(Le port de san Sebastian, Thorsson au premier plan)
Aujourd’hui samedi, il fait encore très chaud et toujours pas de vent. La météo annoncerait le retour d’un vent de nord-est plus établi d’ici 5 jours. A surveiller donc, pour envisager notre départ vers le Cap Vert…
Nous aimerions bien faire une petite escale à l’île de Hierro avant de quitter les Canaries, mais a priori il n’y a pas de mouillage possible et pas de marina dans cette île, seulement un ou deux petits ports peu abrités, assez exposés en cas de houle et pas équipés pour l’accueil des bateaux de plaisance. Donc pas super pour laisser le bateau pendant une journée de ballade. Alors nous allons voir… Pas de programme, comme d’hab !


En tout cas, quelque chose de surprenant vient d’apparaître depuis peu dans la vitrine de quelques petits magasins gomériens : des décorations de Noël ! Ils sont fous ou quoi ??? Des boules et des guirlandes en plein été ! Franchement, ça fait bizarre !
Y’a plus d’saison ma pauv’dame !

jeudi 8 novembre 2007

A la découverte de La Gomera

Nous avons été époustouflés par la beauté des paysages de cette charmante petite île (la plus petite de l’archipel canarien après celle de Hierro).
Pour résumer, La Gomera c’est :
- des ravins profonds
- des forêts à la végétation très dense, principalement dans le Parc National de Garajonay qui abrite la Laurissilva, cette forêt primitive qui couvrait la région méditerranéenne il y a plusieurs millions d’années et qui a su résister aux dernières glaciations grâce au climat particulier de quelques rares petits endroits (Madère, Canaries, Açores)
- des palmiers omniprésents, qui côtoient les lauriers, les pins, les châtaigniers (étonnant !)
- de belles vallées agricoles aux flancs abrupts, avec des cultures en terrasses (bananiers, vignes, orangers, avocatiers, maïs…) et des jardins potagers
- des petits hameaux paisibles, tranquilles, perchés à flanc de coteaux
- Los roques, d’énormes « tétons » rocheux surgissant du sol, qui sont en fait les restes d’anciennes cheminées volcaniques
- des plages de sable noir

Un petit aperçu en photos :


(Vers le pic Garajonay, point culminant de l'île à 1 487 m. A droite, vue sur le Teide)

(Que de vert... à droite, palmier et chataignier)






(Vue sur la côte ouest)



(Valle Gran Rey, vallée fertile)







(petit village de conte de fées...)



(bananeraies)



(Los Roques)

Depuis trois jours, il fait à nouveau très chaud, les baignades à la plage ont donc été nombreuses !
Steph a tiré une belle seiche au fusil, que nous avons fait mariner avec des herbes, puis griller. Délicieux !



(Playa à côté du port)

(Il fait trop chaud pour travailler !)

Nous commençons à surveiller de près la météo pour la traversée jusqu’au cap Vert. Très peu de vent annoncé ces jours-ci, et pour les jours à venir. On attend, donc … mais on se trouve très bien ici !

dimanche 4 novembre 2007

De Tenerife à La Gomera

Mercredi 31 octobre
Nous quittons Santa Cruz de Tenerife (avec un pilote qui marche, un frigo qui marche, un panneau solaire qui marche,… tout qui marche !) et nous rejoignons le petit mouillage tranquille au pied de la Montaña Roja, à 30 milles au sud (toujours à Tenerife).

(La Montana Roja)

(coucher de soleil... pour Biquet86)

Après avoir jeté l’ancre, nous attaquons un petit apéro avec tapas, mais qui est soudainement interrompu par une sirène : visite surprise de la « Guardia Civile », qui nous accoste et fait grimper deux gars à bord du Thorsson, pour une « vérification » (papiers du bateau, passeports des personnes à bord,…) Ils ont été très sympas, Steph leur a même proposé de prendre l’apéro avec nous… Celui qui parle bien anglais nous apprend que des embarcations de clandestins venant des côtes africaines accostent régulièrement dans le coin. Peut-être voulaient-ils vérifier qu’on n’en cachait pas un à bord ?!...

Jeudi 1er et Vendredi 2 novembre
Nous passons ces deux journées au mouillage avec au programme baignades, planche, et ascension de la Montaña Roja, dont l’altitude est bien moins élevée que le Teide, mais qui offre un joli point de vue.


(Nord-est de la Montana Roja)

(Le mouillage à l'ouest de la montana roja)

Ces deux jours furent aussi pour moi l’occasion de tester de nouvelles figures de style :
- La première : une belle glissade incontrôlée sur la jupe arrière du bateau, suivie d’une magnifique gamelle à l’eau (en voulant passer le matos de planche à Steph qui se trouvait dans l’annexe). D’après les dires de Steph, ce fut une figure très aérienne et spectaculaire. Moi j’ai bien senti le rebord du bateau, et depuis Steph m’appelle « Fesse bleue » (Inutile de me le demander : il n’y aura pas de photo)…
- La deuxième figure : une arrivée en annexe à la plage, où j’ai mal estimé la taille de la vague de shore-break qui arrivait derrière moi… L’annexe s’est cambrée, est partie sur la tranche à la verticale, s’est remplie, moi toujours dedans, à la limite du frontloop. Et j’ai finalement atterri sur le sable, l’annexe remplie à ras bord, la serviette de plage et moi baignant au fond.
Je pense que les gens sur la plage ont beaucoup apprécié cette figure de style, tout en regrettant que le looping n’ait pas été complet…

Samedi 3 novembre
On quitte définitivement Tenerife, direction l’île de La Gomera, 25 milles à l’ouest.
Vent faible, puis nul. On fait pas mal de moteur. Pendant la traversée on aperçoit de nombreux groupes d’orques, et au loin le souffle puissant d’une baleine, suivi de sa gigantesque queue. Impressionnant ! Un petit vent de sud-ouest se lève sur la fin du trajet et nous arrivons en fin d’après-midi dans le port de San Sebastián de La Gomera, à l’ouest de l’île. Il y pas mal de bateaux français ici, certains en attente du départ pour le Cap Vert. Cath et Romain de Bellegaff sont partis quelques heures plus tôt et nous les ratons de peu.


Dimanche 4 novembre
Premier aperçu de la petite ville de San Sebastián, qui respire le calme et la tranquillité, et qui est épargnée par le tourisme de masse (tout comme le reste de l’île a priori).
Des petites rues, une jolie place, des petits cafés (avec tapas !), des petits vieux qui jouent aux cartes, beaucoup de verdure (palmiers, cactus, arbustes, fleurs…). On se sent vraiment bien ici !
Nos nouveaux voisins sont une famille avec 5 enfants (dont la petite dernière a 9 mois), et toute cette petite troupe met de l’ambiance sur le ponton ! (Pour ceux qui ont vu le reportage sur Thalassa il y a quelques mois, ils nous font vraiment penser à cette famille !)
Et ce soir nous avons fait connaissance avec le sympathique équipage de Spicy (First 345), de Brest (Thierry, Hélène, et leurs deux enfants Alice et Arnaud).

Plus de détails et de photos de La Gomera dans les prochains jours, demain nous louons une voiture !

(San Sebastian de La Gomera)



(Un peu de verdure... et clonage de chats gomériens)